Si je devais sélectionner l’un des rares film qui m’a fait frissonner en ce début d’année, je choisirais sans hésiter le nouveau drame écrit par Jean-Paul Salomé. Une œuvre d’art, tout simplement. Sorti en salle le 14 janvier 2026, le nouveau film “l’affaire Bojarski” portant sur la fabrication de faux billets attire déjà tous les regards grâce à son approche atypique.
L’oeuvre nous replonge dans le quotidien d’un réfugié Polonais qui tente de se faire une place en France dans le milieu de l’ingénierie. Durant cette période de guerre mondiale, Bojarski espère montrer ses talents d’inventeur afin de servir la France mais comprend rapidement que cela ne sera pas une mince affaire. Réinventant le jeu du chat et de la souris avec le policier Mattei, le duo parvient à nous convaincre rapidement.
Que penser de l’œuvre à première vue ?
Une première scène avec un plan assez remarquable qui nous plonge directement dans l’ambiance. De la tension, des regards figés, des actes de cruauté. On comprend rapidement que l’œuvre ne nous laissera pas le temps de cogiter. Les plans sont efficaces et la colorimétrie sert très bien le film. Une ambiance et un style vintage adaptés à l’époque du biopic. Les costumes et décors eux sont également un plaisir pour les yeux.
Le scénario remplit-il son objectif ?
Un scénario très satisfaisant. Il n’y a pas d’incohérence trop profonde bien que le film puisse paraître un peu long et répétitif sur certains aspects, ce qui peut à peine gêner le visionnage. “L’affaire Bojarski” est assez original car il invite le spectateur à ouvrir son champ de vision et à regarder de l’autre côté du tableau afin de comprendre ce qui peut amener une personne à commettre des délits bien qu’ils ne soient pas justifiés. Cela peut également permettre à la société de réévaluer ses codes moraux.
Le casting est-il aussi validé ?
Sans surprise, les acteurs sont excellents. Jan Bojarski, protagoniste intrépide joué par Reda Kateb nous laisse sans voix du début à la fin, tant son jeu paraît réaliste et touchant. Celui-ci accompagnée de Sara Gireaudau qui est dans le rôle de sa femme Suzanne Bojarski qui, elle aussi parvient à nous séduire malgré mon incertitude initiale sur le choix de l’actrice. Je tiens également à mettre un point d’honneur sur le jeu de Bastien Bouillon incarnant son rôle avec brio. Vous l’avez compris, nous sommes sur un casting pratiquement irréprochable.
Quel est l’objectif et l’impact de ce thriller ?
Un long-métrage passionnant retraçant une histoire oubliée qui mène à réfléchir sur des enjeux sociaux et politiques. Un protagoniste déchaîné en quête de reconnaissance, que le monde qualifie de délinquant mais qui cherche simplement à prouver sa valeur bien qu’il ne soit pas français.
Mon point de vue global ?
Cette production m’a réellement touchée tant elle est efficace émotionnellement comme moralement. Un thriller qui a du sens et apporte une réelle valeur ajoutée au cinéma français. Il nous amène à découvrir autrement et à élargir nos perspectives.
Bientôt nous pourrons voir les rues de Lyon animées et colorées comme nous ne les voyons pas souvent. Le moment idéal pour les curieux découvrir la ville sous une autre facette et découvrir de nouvelles traditions ! Et personnellement, j’ai hâte d’y assister.
Le quartier asiatique de Lyon accueille le Nouvel an Chinois le 22 février pour cette nouvelle édition haute en couleurs. Symbole de la Chine, il émerveillera cette année, les ruelles de Lyon avec des danses traditionnelles, des défilés ou encore des animations culturelles afin de célébrer le cheval de feu.Organisé par l’association des Chinois de Lyon et de l’ACLYR, l’évènement annuel revient et pose ses tentes dans le 7ième arrondissements, près de la rue Passet.
L’entrée se fera gratuitement et librement à partir du début de cette occasion spéciale.
Voici ce que l’on peut attendre du programme :
11h30 à 18h – Découverte des stands décorés des commerçants locaux où l’on pourra trouver des spécialités, de l’artisanat (et même des surprises !)
14h30 – Vœux du Nouvel An Chinois : Offrez vos meilleurs souhaits de prospérité, de santé et de bonheur en cette année du Cheval.
15h – Danse du Lyon : Découverte du spectacle vivant et sensationnel qui offrira à celui qui le regarde beaucoup de chance et de bonheur.
Un programme qui promet une journée enrichissante à tous les mordus de culture asiatique !
Chaque année l’ACLYR réunit la communauté chinoise de Lyon afin de faire rayonner et de partager leur culture mais aussi pour permettre a la France et aux pays d’Asie de créer du lien. Une bonne pratique qui tend vers l’entraide, le soutien social et économique des asiatique sur le territoire français.
Récemment, j’ai fait une liste des films qui sortiront au cinéma cette année et je me suis dit que j’allais vous les partager ! Chaque mois je vous ferai découvrir ma sélection cinématographique du moment. Et qui dit Janvier, dit nouvelle année remplie de pépites. Pour cette occasion, je vais vous partager mes recommandations et prochains visionnages dès maintenant. Bienvenue dans l’épisode 1 des ciné’ sorties ! En ce début d’année, nous avons déjà le droit à quelques jolies productions que j’attendais avec un patience, en commençant par :
Le mage du kremlin
L’œuvre nous plonge en 1990 après l’effondrement de l’URSS, elle retracera l’ascension et le parcours du personnage fictif de Vadim Baranov inspiré d’un stratège connu. L’objectif sera pour le film d’apporter des attraits concrets de la manipulation, de la désinformation, et autres enjeux politiques durant une période sous tension. Mis en avant par Paul Dano, ce film a fortement attisé ma curiosité au vu du contexte géopolitique actuel. Que va-t-il réussir à ajouter suite au roman à succès de Giuliano da Empoli dont il est inspiré ? Nous avons hâte de le savoir ! Sortie au cinéma – 21 janvier 2026 (France)
Le gourou
A l’aire du coaching moderne, où l’influence est devenue un pilier générationnel, Mathieu Vasseur coach en développement personnel profite de sa puissance et sa notoriété pour introduire des dérivés et exercer une emprise dangereuse sur sa communauté. J’ai introduit ce thriller dans ma liste pour diverses raisons. Un pitch alléchant et d’actualité, des acteurs de goût, un réalisateur prometteur sur de nombreuses productions… Pierre Niney et Yann Gozlan collaborent à nouveau pour ce long-métrage inédit. Après « boîte noire » ou encore « un homme idéal », ce film est une de mes plus grosses attentes de l’année et je ne manquerai pas de vous faire un retour. Sortie au cinéma – 28 janvier 2026 (France)
28 ans plus tard :
Le temple des morts : Un 4ème volet pour cette franchise qui ne cesse de plaire à un public aguerrie. L’humanité tient encore debout et tente de faire face à ce virus incessant. Mais qu’attendre de cette suite ? Est-ce justifié ou de trop ? Il semblerait que les premières critiques soient positives. Et pour ma part, j’ai hâte de le découvrir. Sortie au cinéma – 14 janvier 2026 (France)
Pour ce mois de janvier, je vais me contenter de ces 3 œuvres mais je ne manquerai pas de vous faire connaître mes autres coups de cœur !
Ce week-end j’ai décidé de faire un crochet par l’un des plus beaux quartiers de Lyon pour découvrir les nouvelles expositions du musée des confluences. J’y allais notamment pour l’exposition « Le mystère des anneaux » par Laurent Ballesta mais au final s’il y en a bien une que j’ai particulièrement apprécié c’est « Zombis », j’ai trouvé le thème très original et appétant alors j’en ai fait un sujet.
Si nous pensions connaître l’histoire mythique des morts-vivants, c’était sans compter sur l’exposition temporaire présentée actuellement au musée des confluences. Loin de l’image que l’on peut en avoir dans les films et séries, cette visite vous permettra de comprendre sous toutes ses facettes, le terme de « Zombis » originaire de différentes religions et cultures. Tout prend du sens petit à petit grâce à divers textes, images et vidéos diffusés au sein des locaux du musée Lyonnais (on a même le droit à quelques bandes annonces si jamais vous ne saviez pas quoi regarder ce soir) !
Si les légendes urbaines et le surnaturel vous attirent, je vous conseille vivement de découvrir cette exposition riche en histoire qui vous apprendra tout sur les racines de cette figure incontournable des films d’horreur Hollywoodiens. Et peut-être que vous aurez envie d’en savoir + sur ce mythe ? Si oui, le site regorge de références littéraires pour les plus passionnés, mais ça, je vous laisserai le soin de les chercher !
Cette exhibition restera disponible au musée des confluences sur le quai Perrache jusqu’au 16 août 2026.
Accessibilité : Tram T1, bus C7, C10, 15 ou 63
Parking : Tony Garnier, Pôle de commerces Confluence (validations ticket de parking au musée pour tarif préférentiel).
Horaires d’ouverture : Mardi au dimanche de 10h30 à 18h30
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve avec un sujet assez différent de ce qu’on a l’habitude de voir sur cette page mais qui j’espère vous plaira. Hier soir en me couchant j’avais envie de quelque chose de précis, une thématique, un artiste qui serait capable d’attiser votre curiosité avec brio et je pense l’avoir trouvé dans ce format inédit.
On retrouve aujourd’hui un artiste émergent du nom de Spade qui a eu l’occasion de faire de nombreuses scènes ouvertes en tant que Drag King. Cette pratique, est un réel plaisir pour les yeux, c’est coloré et sensationnel. Costumes, make-up, danses et inspirations musicales, … TOUT a été minutieusement choisi pour offrir un show de folie au public, et vous l’avez compris, c’est made in Spade !
Bonjour Spade, j’espère que tu vas bien, je suis ravie de pouvoir échanger avec toi ! Afin de mieux connaître ta vibe, pourrais-tu me partager 3 mots qui définissent ce qui t’anime le plus dans le drag ?
Holà Laurine ou devrais-je dire le carnet culturel. Moi ça va, j’espère que toi et les lecteurs aussi. Je pense que si je devais me restreindre à 3 mots pour décrire mon drag je dirais : Sexy, mode et éclectique.
Merci beaucoup pour cette première réponse, tes mots sont très piquants, j’adore cette énergie ! Penses-tu à un élément en particulier qui t’a amené vers cette discipline ou bien c’était inné ?
Personnellement j’ai commencé le drag après avoi vu la série « drag race », j’étais particulièrement fasciné par l’aspect mode puis le reste m’a aussi conquis haha !
Souhaites-tu faire passer un message à travers ta pratique, tes costumes et danses ?
J’aime ajouter du sens à mes performances. Jusqu’ici j’ai travaillé notamment sur le genre en proposant des silhouettes androgynes, en montrant ma « poitrine » en tant qu’ « homme » ou encore en soulevant des problématiques liées. Cependant j’aimerais bien proposer d’autres arcs narratifs afin de me diversifier.
Au-delà de ce que tu veux transmettre, est-ce-que ça t’a apporté quelque chose sur le plan personnel ? Si oui peux-tu me décrire quoi ?
Pour moi le drag ça a été une résurrection. Ça m’a permis d’affronter mes peurs, de gagner en confiance et de développer mon côté créatif. C’est également cette discipline qui m’a permis de me rendre compte de ma non binarité et de l’importance de se politiser dans le domaine. Je peux donc affirmer que le drag m’a énormément apporté sur le plan personnel. Bien plus que je ne l’espérais en fait.
Félicitations pour ce nouveau parcours , peux-tu me parler de tes shows ? Essaies-tu d’incarner différents personnages ou aimes-tu représenter uniquement Spade ?
Je pense que Spade ne se limite pas vraiment à une identité en créant un personnage. J’avais pas vraiment de direction précise et pour être sincère c’est encore le cas. J’expérimente toujours mais en gardant le personnage de Spade.
Merci beaucoup pour ces réponses très riches, c’est impressionnant comme une passion peut changer la vie. J’aimerais maintenant aborder avec toi un aspect plus concret .Comment se déroulent les passages en coulisses ? Juste avant de monter sur scène ?
Peu de gens le savent mais en réalité on se retrouve souvent longtemps avant le show. Un maquillage c’est environ 1h à 2h pour ma part, alors généralement on se prépare tous.tes ensemble et on établit notre ordre de passage. On aime voir les représentations de nos collègues donc on se faufile parmi la foule avant de monter sur scène.
Si tu devais me raconter un moment qui t’a marqué pendant tes représentations (avant, pendant ou après ?) lequel ça serait ?
Un moment qui m’a vraiment marqué, c’est juste après ma première performance, juste après être monté sur scène pour la première fois et qu’à ce même moment je n’ai ressenti aucune anxiété. J’ai adoré mon passage et d’autres personnes ont également kiffé, à tel point que beaucoup sont venus me voir. À ce moment j’ai compris que les gens apprécient autant notre show que nous en tant qu’artiste. J’en ai donc fait une priorité.
Comment choisis-tu tes costumes et make-up ? Est-ce lié à des évènements en particulier ou est-ce simplement le fruit de ton imagination ?
Le processus de conception d’une performance drag, c’est souvent propre à chacun. Pour ma part j’aime travailler avec le thème du show. Je vais d’abord commencer par trouver une musique qui soit dans adaptée à la vibe de la soirée et le reste découlera de mon choix de son. Ensuite j’imagine la chorégraphie et le costume en parallèle, et ça me permet de trouver de l’inspiration pour ces deux éléments sur un même timing. Pour ce qui est du make-up, je me fais toujours un croquis de ce que j’aimerais le jour-même de la représentation.
Certains drag King et drag queens choisissent de déléguer le travail du costume à d’autres artistes, mais toi tu as pris la décision de tout faire de A à Z, mes félicitations pour ce beau travail ! Combien de temps prends- tu pour tout réaliser ?
En réalité on parle plus de privilèges que de chance car le monde du drag reste un milieu artistique dont beaucoup ne vivent pas. Et personnellement c’était une question d’argent à la base mais aussi car je rêvais d’être styliste étant plus jeune et j’aimais l’idée de réaliser mon rêve d’enfant (très fleur bleu je sais) ! En ce qui concerne la durée de conception, ça prend BEAUCOUP de temps ! Par exemple mon costume d’arlequin m’a pris 2 semaines d’exécution et avant ça, au moins 1 mois de réflexion sur les choix de tissus, les croquis,…
Wow ! C’est énormément de temps, c’est une passion pour toi ? Envisages-tu d’évoluer professionnellement dans ce domaine ? Ou peut-être dans celui du drag ?
C’est effectivement beaucoup de temps mais j’aime ça alors je ne vois pas ça comme un souci. C’est une passion à 100%, l’art du costume me fascine de plus en plus. J’envisage par la suite de prendre des commandes tout en continuant le drag. Et si je pouvais un jour en vivre, je serais une personne comblée, c’est certain.
Spade, merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, c’était un échange que j’ai particulièrement aimé et qui nous permettra de mieux connaître cet univers artistique. J’espère que tes projets prendront forme et qu’on aura l’occasion d’échanger à nouveau !
Prochainement, nous reverrons Spade et d’autres artistes émergents dans différents domaines afin de mieux connaître leur territoire de jeu ! Mais en attendant, je vous ai dégotté quelques photos qui devraient vous satisfaire. À très vite !
10 ans se sont écoulés depuis son incarcération, Millie sort enfin sous réserve de bonne conduite et trouve l’occasion idéale de reprendre sa vie en main grâce à ce nouveau job idyllique. Une maison flambant neuve, un mari aimant et bienveillant, un salaire à première vue très correcte, cette future gouvernante semble avoir trouvé la pépite. Mais c’était sans imaginer la suite.
Quelles premières impressions nous donne le film ?
Globalement, je suis assez satisfaite, mais il n’est pas aussi palpitant et plaisant à découvrir que sur papier. Le film atteint tout de même son objectif, il définit deux parties très distinctes. La première est plutôt lente et paisible mêlant quelques soupçons. La deuxième est bien plus vive et concrète avec une violence dévoilée. Le scénario est haletant, bien qu’un début lent mais nécessaire pour un film cohérent.
Les actrices principales ont bien réussi à appréhender leur rôle mais j’ai eu du mal à apprécier le jeu d’acteur de la jeune fille Cecelia qui pour moi ne colle pas au personnage de base. J’ai aussi moyennement aimé le jeu d’acteur de Brandon Sklenar dans le personnage du père de famille qui n’apporte pas assez de profondeur et d’intensité au rôle.
Pour ce qui est de l’aspect visuel, on reste sur une image classique avec des couleurs basiques mais lumineuses, ce qui m’a vraiment permit d’entrer dans l’ambiance initiale de l’œuvre. À mon goût, un peu plus de contraste entre les deux ambiances distinctes du film aurait été pertinent. La bande son elle, est plutôt intéressante et un peu plus recherchée mais ça reste également superficiel.
Le film est-il fidèle au livre ? À quoi les lecteurs doivent-ils s’attendre ?
Adoratrice du premier livre, j’ai beaucoup cherché certains éléments du film et je dois dire qu’il existe tout de même des aspects qui ne m’ont pas laissée indifférente. Le rôle du jardinier n’a pas été assez approfondi, on ne le voit que quelques fois, ce qui est assez décevant car il a une grande importance dans ce premier opus.
De plus quelques scènes ont logiquement été coupées afin de ne pas alourdir le film tandis que d’autres ont également été réadaptés afin d’apporter plus de tension à une œuvre initialement écrite pour un livre.
Que retient-on de cette adaptation du livre ?
On débute avec un thriller basique qui prend une tournure plus pertinente au niveau du plot twist avec une réelle critique de la société incitant les spectateurs à prendre du recul.
Le métrage va notamment aborder des aspects comme celui des apparences trompeuses, l’interprétation et la compréhension des comportements d’alerte notamment sur les violences faites aux femmes. Il expose également des problématiques persistantes sur l’image que la femme « doit » représenter encore en 2025. Un physique qui doit rentrer dans des cases, le besoin de perfection permanent afin de satisfaire une société hors du temps.
Quelle conclusion en tirer ?
Si je devais m’exprimer en tant que lectrice, je dirais que c’est un bon film plaisant mais qui n’a rien de transcendant comparé au livre qui nous maintient du début à la fin avec des scènes toujours plus folles les unes que les autres. Ce qui est plaisant dans le livre c’est de s’imaginer nos propres scènes, d’avoir cette boule au ventre de la page qui suit…
Et maintenant, si vous hésitez encore entre le livre et le film, vous savez quoi faire !
Dans un Paris futuriste où l’intelligence artificielle prend le dessus sur toute forme d’existence au sein des différentes classes sociales, Cédric Jimenez tente de marquer son territoire avec « Chien 51 ».
Alors que « Bac Nord » connaît un franc succès, le réalisateur se positionne aujourd’hui en salle avec une œuvre novatrice mêlant science-fiction, action et thriller à travers un univers défaillant. Nous suivons Adèle Exarchopoulos et Gilles Lellouche dans les rôles de deux protagonistes pourtant opposés mais reliés par un seul et même objectif.
Sans surprise, nous pouvons saluer le duo d’acteurs particulièrement iconique qui a su donner du rythme à la production bien que quelques moments du métrage auraient mérités d’être intensifiés voire supprimés.
De plus, nous ne pouvons parler de « Chien 51 » sans évoquer les décors remarquables; modernistes et hétérogènes des différentes scènes.
Aussi beau que puisse paraître le film en surface, le scénario peine à toucher en profondeur et finit par perdre de son sens et de sa crédibilité.
Une question importante reste effectivement à mes yeux sans réponse : Quel intérêt Cédric Jimenez a-t’il essayé de donner à l’existence des différentes classes sociales au fur et à mesure du film ?
Un aspect approfondi et intéressant en début de long-métrage mais tristement délaissé dès les 20 premières minutes.
« Chien 51 », une œuvre moralisante qui nous appelle explicitement à prendre conscience de l’impact destructeur des nouvelles technologies et à pratiquer la déconnexion mais qui semble s’être perdue face à ces autres problématiques de base.
Suite à une fin ouverte très alléchante de la saison 2, les fans n’ont pas manqué de suivre avec minutie les avancées de cette saison 3 et nous voilà quelques semaines après la sortie officielle en France de cette nouvelle suite de 6 épisodes intenses.
Après deux saisons adaptées du manga original, Netflix s’impose avec une saison 3 imaginée de toute pièce et portée sur un dernier aspect de l’original jeu de cartes : Le Joker.
Cette suite a suscité l’intêrét de beaucoup de spectateurs mais n’a pas su tous les convaincre ou du moins, pas autant que les deux premières saisons très appréciées pour leur originalité, leur aspect émotionnel et une réfléxion morale très poussée.
À travers cette suite, voici ce qui en découle d’après les fans : Une idée intéressante et percutante face à la fin de la saison 2 mais un manque flagrant au niveaux des jeux et des sensations ainsi que de nombreux questionnements sur la fin et sur l’intérêt de continuer de créer de nouvelles saisons. “On n’a pas envie d’une série à rallonge qui finit par perdre son sens comme beaucoup le font et au risque de décevoir, il faut savoir dire stop.” indiquent de nombreux téléspectateurs.
Et vous, qu’avez-vous pensé de cette nouvelle suite d’épisodes ?
Récemment, j’ai été voir le nouveau film « marche ou crève » de Francis Lawrence sorti dans les salles en France ce 1er octobre. Déchirant et émouvant, il se place dans mon top 10 des plus gros coups de coeur de l’année 2025, et je vais t’expliquer pourquoi.
Au coeur d’une société où l’argent contrôle les esprits, où les rêves deviennent destructeurs au point d’en faire oublier l’importance des moments présents, ce thriller grinçant ouvre la voie de la réflexion.
En quête de leurs plus profondes aspirations, nous suivons une centaine de jeunes hommes prêts à tout pour réaliser leurs plus grands rêves et gagner une cagnotte très conséquente. Bien que nombreux d’entre eux passent rapidement de l’autre côté, une vingtaine d’entre eux continuent leur chemin et lorsque certains ne rêvent que de superficiel, d’autres pensent à un monde meilleur. SPOILER ALERT : C’est l’un des protagonistes aux ambitions sociales très déssinées qui se révèle être le gagnant. Celui-ci ayant fait preuve tout au long du film d’une bonté d’esprit fortement marquée.
Francis Lawrence à travers un scénario aussi bien original que léger mise tout sur la morale de l’histoire et souhaite nous faire passer son message très explicitement à travers ses textes et sa mise en scène. De plus, nous ne pouvons parler de ce film sans évoquer le super choix d’acteurs qui est des plus intéréssants, avec des personnages attachants et passionnants à travers leur jeu étonnement naturel et percutant. Comme s’ils étaient vraiment alignés avec la vision et la morale du métrage et de la réalisatrice. Honnêtement après avoir vu ce film, on n’imagine personne d’autre pour les rôles. C’est un perfect.
Et bien que le film prenne en longueur, on reste accroche(e)(s) au siège tout au long du film avec ce sentiment oppressant que tout peut arriver à chaque instant à travers ses décors parlants et variés. Une fin bouleversante qui respecte les codes de base du film. Sans passer dans le côté utopique.
Je conseille vivement ce film à tous les mordus de thrillers qui aiment challenger leur esprit critique et même aux plus novices qui veulent savoir comme une réalisatrice fait passer un message puissant à travers une oeuvre cinématographique.
On remercie également Stephen King qui est l’auteur du célèbre roman qui a inspiré ce long métrage.
Tiraillé par ses nombreuses idées, l’auteur de Dalloway tente de faire la liaison entre un scénario sentimental et un film de science-fiction.
Alors que Yann Gozlan connaît un franc succès avec son oeuvre « La boite noire », l’auteur revient avec « Dalloway », un film Français sorti tout juste en salle aux aires de « Black Mirror » et qui semble promettre action et sensation dans un univers où l’intelligence artificielle a le contrôle de tout.
Après avoir tant attendu pour découvrir ce nouveau métrage très intriguant, je me suis laissée transporter bien au chaud au fond de mon siège dans un univers futuriste où l’humain semble s’en remettre entièrement à l’IA. Mais au bout d’à peine quelques minutes, je me suis posée cette question : Le scénario a-t’il réellement un sens ?
Cécile de France, incarnant le personnage principal semble s’en remettre à un texte qui la conduit dans aussi nombreuses directions qu’il n’en existe. Ce qui nous fait comprendre pourquoi son jeu n’est pas aussi convaincant que prévu.
Alors au delà d’un décor plutôt cohérent, pourquoi Yann Gozlan ne parvient-il pas à convaincre ces spectateurs ?
Entre une résidence futuriste déroutante, une maladie qui la ronge, le suicide de son fils, l’absence de sa fille, son manque d’argent, un virus persistant dans la ville, l’annonce intriguante de son voisin, son ex-mari ou encore l’écriture de son livre qu’elle ne parvient pas à finir, on comprend très vite pourquoi le fil conducteur du film a rapidement été rompu.
Yann Gozlan aurait-il pu s’en remettre à un scénario moins bondé et plus solide ? La réponse est oui, sans aucun doute !
Nous pouvons tout de même souligner quelques aspects intéressants de la morale qui remontent la barre. Par exemple, l’importance que l’IA prend dans nos vies. Même si le film est en partie une science-fiction, certaines thématiques semblent pourtant bien réelles comme la sur-utilisation et le sur-développement de l’IA à l’instar de l’utilisation du cerveau notamment dans le milieu culturel et artistique.
Malgré quelques bons parrallèles et des idées qui auraient pu prendre une belle forme, le film Dalloway n’a pas su me convaincre.
Mais ce n’est que partie remise !
Le prochain film de Yann Gozlan saura-t-il nous convaincre ? Je l’espère !